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Réforme de l’immigration: Québec demande plus d’expérience

Mise à jour : Dès le 22 juillet 2020, de nouvelles conditions de sélection s’appliqueront aux demandes présentées dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Les informations se trouvent dans le lien suivant : http://www.mifi.gouv.qc.ca/fr/presse/communiques/com20200709.html

Le gouvernement Legault a présenté hier, le 28 mai 2020, sa nouvelle réforme du Programme de l’expérience québécoise, le fameux PEQ qu’il a tenté de renouveler l’automne dernier dans la controverse. La nouvelle est tombée comme un couperet jeudi soir, produisant une onde de choc chez tous les travailleurs et étudiants étrangers qui veulent résider au Québec.

Simon Jolin-Barrette




Un étudiant étranger qui veut postuler au Programme de l’expérience québécoise (PEQ) dans le but d’obtenir une résidence permanente devra désormais avoir travaillé durant au moins un an. La durée de l’expérience de travail exigée varie selon le type de diplôme. Il faudra par exemple avoir deux années d’expérience, à temps plein, au cours des trois dernières années, pour les personnes ayant un diplôme d’études professionnelles (DEP).

Ces expériences n’ont pas nécessairement besoin d’être en lien avec le domaine de formation. Elles devront cependant être acquises dans des domaines d’emploi de niveau 0, A ou B de la Classification nationale des professions. Cela ferme la porte par exemple à l’expérience acquise dans le domaine agricole ou comme serveur.

Du côté des travailleurs étrangers temporaires, l’expérience de travail demandée sera rallongée. À présent, ces travailleurs devront désormais cumuler une expérience de travail de 36 mois, à temps plein, au cours des 48 mois précédant leur demande de sélection permanente. Une mesure transitoire a été prévue pour tous les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires disposant d’un permis de travail valide avant l’entrée en vigueur prévue dans les prochaines semaines du nouveau règlement.

Connaissance du français pour les conjointes et conjoints

Un an après l’entrée en vigueur de cette réforme, il sera aussi demandé aux conjoints et conjointes de ces candidats d’avoir un niveau niveau 4 de français sur une échelle de 12 niveaux. Il s’agit également du niveau de français requis pour l’obtention de la citoyenneté canadienne.

L’attestation de réussite d’un cours de français de niveau intermédiaire avancé offert au Québec par un établissement d’enseignement ne sera plus admissible comme preuve de connaissance du français.

Délais de traitement

Initialement, le délai de 20 jours avait été prévu pour assurer le traitement d’un nombre limité de dossiers présentés annuellement. Le nouveau délai de traitement tient compte de l’importante augmentation des demandes présentées dans le PEQ. Le ministère s’engage ainsi à traiter les demandes dans un délai maximum de 6 mois.

Projet pilote pour les préposés aux bénéficiaires

Le gouvernement Legault met aussi en place un projet pilote pour attirer 550 immigrants annuellement afin qu’ils occupent des postes de préposés aux bénéficiaires, alors que le réseau de soin pour aînés souffre d’une pénurie de main-d’oeuvre criante en cette pandémie de COVID-19.

« Depuis des années, le Québec est confronté à un problème […] de main-d’œuvre dans cette profession, et ce, dans toutes les régions du Québec. L’immigration doit faire sa part pour répondre à ce défi », a déclaré le ministre Simon Jolin-Barrette jeudi. Un projet pilote similaire sera aussi mis en place pour recruter des immigrants en intelligence artificielle.

« Nos programmes de sélection ne livrent pas la marchandise. En effet, ni le PRTQ ni le PEQ n’ont permis au cours des dernières années de sélectionner de façon suffisante, efficace, dans ce secteur d’emploi. Depuis 2013, le PEQ et le PRTQ ont permis de sélectionner seulement 115 préposés aux bénéficiaires. Avec le programme pilote, nous envoyons un signal clair : nous visons la sélection de 550 préposés aux bénéficiaires annuellement, car les besoins sont urgents, notamment dans nos CHSLD », a ajouté M. Jolin-Barrette.

Ce projet devrait entrer en vigueur dans 30 jours à partir de sa date de publication. D’ici là, on verra s’il aura le même sort du projet présenté l’automne dernier.

Lien du communiqué : http://www.mifi.gouv.qc.ca/fr/presse/communiques/com20200528.html




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One thought on “Réforme de l’immigration: Québec demande plus d’expérience

  1. Nidhal dit :

    C’est toujours compliqué au Québec

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