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La Nouvelle-Zélande souhaite créer un nouveau visa pour accueillir les réfugiés climatiques

Ioane Teitiota, 39 ans, habitant des Kiribati, un archipel menacé par la montée des eaux, s’est battu en vain pendant quatre ans pour devenir le premier réfugié climatique de la planète. il a finalement été renvoyé à son pays d’origine le 23 septembre 2015.

Ioane Teitiota, a donc échoué à devenir le premier réfugié climatique de la planète. Il réclamait le statut de réfugié au motif que lui, sa femme et leurs trois enfants tous nés en Nouvelle-Zélande, couraient un péril mortel aux Kiribati. Des zones entières de l’archipel, une trentaine d’atolls coralliens dont la plupart dépassent à peine le niveau de l’eau, sont de fait régulièrement envahis par l’océan.

Confirmant les rejets prononcés en première instance et en appel, la Cour suprême néo-zélandaise a ainsi estimé en juillet 2015 que l’homme ne pouvait prétendre au statut de réfugié selon les critères définis par l’Onu, car il n’est pas menacé de persécution dans son pays natal. Le Premier ministre, John Key, a refusé en début de semaine un ultime appel en déclarant : «A mes yeux, il n’est pas un réfugié, mais quelqu’un qui a dépassé sa durée de séjour autorisée».

Cette histoire a poussé le gouvernement de Jacinda Ardern à étudié la possibilité de créer un visa destiné aux personnes menacées par la montée des eaux dans la région Pacifique. Une idée soumise durant la campagne du parti écologiste, avec lequel les travaillistes forme un gouvernement de coalition.

Pendant la campagne, le parti vert néo-zélandais s’était prononcé en faveur de la création de 100 visas spéciaux pour les réfugiés climatiques et l’élargissement du quota des demandeurs d’asile de toutes sortes de 750 à 4 000 places par an.

Pour rappel, l’ONU estime à 250 millions le nombre de réfugiés climatiques dans le monde en 2050. Ils sont actuellement trois fois plus nombreux que les réfugiés de guerre : plus de la moitié fuit les inondations, viennent ensuite les tempêtes, les séismes, et les températures extrêmes.

Ils sont pour la plupart originaires d’Asie du Sud (Bangladesh, Sri Lanka, Inde, Philippines…), d’Afrique ou des îles du Pacifique, c’est-à-dire des régions particulièrement affectées par le réchauffement climatique. Si le terme de « réfugié climatique » a été mentionné pour la première fois en 1985 par les Nations Unies, il ne bénéficie pas à ce jour de statut défini juridiquement dans le droit international.



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